Chronique 17 : La Dernière Terre

La Dernière Terre

la-derniere-terreFantasy

Auteur : Magali Villeneuve
Date de parution : octobre 2012
Editeur : L’homme sans nom

Quatrième de couverture : « Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre. Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres. Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ? »

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Coucou ici ! ça faisait bien longtemps que j’avais pas papoté d’un livre. So here we go ! Et pour ce retour c’est La Dernière Terre qui passe à la casserole. J’ai acheté ce livre à la Japan Expo avec une jolie dédicace en prime.

Je préviens tout de suite, je n’ai vraiment pas accroché à cette lecture. Je conçois que certains l’ont apprécié, c’est d’ailleurs après avoir vu toutes les bonnes critiques que je me suis penchée sur son cas. Mais, non, rien à faire, malgré toute ma bonne volonté, je suis restée complétement imperméable à l’histoire qui se déroulait au fil des mots, sous mes yeux ennuyés.

Vous voilà prévenus.

J’ai eu du mal à finir ma lecture (à vrai dire je l’ai même mise de côté pendant près de deux mois…). Je n’ai pas trouvé ce que je cherchai dans ce livre, qui peut se résumer en un mot (ou 3, m’enfin c’est façon de dire) : de l’action que diable ! Bon, il me manque également quelques autres trucs superflus du genre : des personnages attachants, la puissance d’une quête grandiloquente (et hypothétiquement sans espoir), des batailles héroïques, des créatures mystiques badass, et surtout, SURTOUT, du langage de paysan.

J’ai lu quelque part que la saga de Magali Villeneuve, c’était notre Trône de Fer à la française. Forcément, ça influence mon jugement. Il y a strictement rien à voir entre les deux œuvres (tout est relatif hein). La Dernière Terre n’a pas la même portée que son méga grand frère américain, on est dans un monde relativement plus douillet et même, (osons les mots) bisounours. Il y a énormément de retenu, ça sent trop le propre tout ça.

Ce premier tome est là pour présenter les personnages, donner les clés de l’univers et mettre en place l’action. En 450 pages. Ça papote, ça papote mais ça agit pas assez.

Mon gros problème, c’est que ni l’univers, ni les personnages, ne m’ont plus. Et pourtant, il y en a pléthore de personnages et puis, on ne peut pas dire qu’ils ne soient pas développés, ni que l’univers soit incomplet. Car c’est bien le contraire, tout est hyper travaillé, construit en profondeur. Seulement voilà, je n’ai pas été émue, touchée, transportée. Et c’est un peu ce que j’attends d’une histoire.

J’ai eu la même impression qu’après avoir regardé un film dont la bande annonce vend du rêve mais qui au final est mou du genou et dont les acteurs ont tous une tête à claque. Et pourtant visuellement c’est trop beau (un peu comme Tron quoi). Oui j’hyperbolise un peu (beaucoup ?).

C’est vrai qu’au niveau de l’écriture, ça envoie du pâté, un style riche ça doit faire partie de la ligne éditoriale de l’HSN. Nan, sérieusement, c’est super joli à lire mais parfois, moi, je m’y perds.

Peut-être que je ne suis qu’une Béotienne qui ne comprend pas toutes les richesses et subtilités que la langue française peut offrir. Certes. M’enfin, autant quand je lis un bouquin en anglais, je m’attends à devoir me servir d’un dico, autant quand je le lis en français, je trouve ça plus saugrenu. Mais bon, un peu plus de culture, pourquoi pas ?

C’est surtout la lourdeur de ces phrases si étoffées qui a fini par m’ennuyer. Elles collent pourtant très bien à l’image de ce que j’écrivais plus haut : on parle mais on agit peu. On use de la rhétorique.

Seulement voilà, surgit un nouveau problème. Le niveau de langue des citadins instruits est le même que celui du paysan sorti du fin fond de sa campagne (tout le monde parle pareil et avec des beaux mots et des longues phrases et joue de l’implicite –pas comme moi quoi). Ils sont sacrément en avance sur l’éducation en milieu rural en tout cas ! C’est ce dernier détail qui m’a au final, le plus choqué. Il a, quelque part, décrédibilisé toute l’histoire. J’y croyais plus.

Ce livre marque certainement ma dernière escapade au pays de l’Homme Sans Nom, je pense que le style d’écriture ne me convient pas. Je croyais être quelqu’un de subtil mais pour le coup, il me manque vraiment un côté bourrin et rustre, c’est trop propre, c’est trop lisse. En gros moins de spirituel et plus de baston.

Ah oui, je voulais ajouter que la couverture est absolument magnifique ! En même temps, toutes les illustrations de Magali Villeneuve et Alexandre Dainche le sont, je suis fan.

Chronique par Kinoko (j’attends vos lancés de lapins)

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