Chronique n°67 : Quête primaire

Quête Primaire
T.1 Les éléments de la vie

CouverdureFantasy

Auteur : Céline Mouret Corazza
Date de parution :  2015
Éditeur : Créer

Quatrième de couverture : « Sylclef, alchimiste-conteuse, n’est plus la même depuis quelques temps et ses études s’en ressentent. Pour ne pas sombrer, elle s’enferme dans les livres. C’est la lecture de l’un d’eux, qui la poussera à partir à l’aventure. Au cours de son périple, elle rencontrera Nosaro, un dragon noir, violent et cruel. Il fera de sa quête la sienne et sans se poser la moindre question, elle le suivra sur les routes oubliées par les hommes. Ils affronteront de nombreux dangers et progresseront mutuellement sur les chemins de la connaissance, sans se douter que ce voyage leurs apportera bien plus qu’ils n’avaient espéré. »

Coucou, on se retrouve pour un nouveau partenariat avec Masse Critique et les éditions Créer. J’étais, ma foi, assez heureuse de pouvoir découvrir cette maison d’édition auvergnate siégeant dans la jolie ville de Brioude (le chauvinisme est de retour). Et puis j’étais d’autant plus contente que le livre parle de draagoooooooons (joie et félicité !). Mon ressenti général est plutôt bon malgré des longueurs et quelques maladresses. Here we go (Raphaelo).

Par quoi je commence ? Les éléments positifs ? J’ai beaucoup aimé ce récit initiatique, la rencontre et l’apprivoisement réciproque des deux protagonistes Sylclef et Nosaro (le dernier étant un dragon) (c’est quand même badass). J’ai particulièrement aimé Nosaro. Il m’a fait penser à Draco du film Cœur de Dragon, que je vous recommande par ailleurs. Il est sage et posé mais reste imprévisible et surtout libre.

dragon skyrim

Oui j’ai encore des gifs de dragons sous le coude, ne vous inquiétez pas.

Le personnage de Sylclef est lui aussi intéressant et attachant. Cependant, j’ai pas tout le temps compris ses actions, j’aurais voulu qu’elle soit plus ferme et déterminée. Parfois elle reste en retrait et est passive, ne cherche pas à obtenir de réponse ou alors pique une crise d’un coup. Surtout que le reste du temps, elle est plutôt cool !

J’ai beaucoup apprécié comment l’auteur a abordé la magie. Les mécanismes pour la produire et l’utiliser sont expliqués en détails, du coup, j’ai essayé chez moi mais ça n’a pas marché (c’est comme quand j’utilise la Force). Tristesse. J’ai aussi beaucoup aimé le côté personnel de la quête de Sylclef, elle ne part pas pour sauver le monde mais pour se trouver elle-même, ce qui change un peu. Enfin, un gros big up pour les références à Clermont City et à l’Auvergne (les volcans que diable !) parce que voui, notre pays, il est magique et fantastique ♥.

Bon maintenant, passons aux points négatifs. Et la palme est décernée à (roulement de tambour) : l’attachement inexpliqué façon coup de foudre / âme sœur de Sylclef pour un gars random, macho qui plus est (et puis un prince (vous les voyez les clichés s’agglutiner là?)) et qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Tout le monde la considère prête à abandonner sa liberté pour vivre rangée avec lui dans son château (et personne ne lui demande son avis en passant). J’ai besoin de vous dire que ça m’énerve au plus au point ? Tout le chapitre consacré à la love story m’a clairement ennuyé (et pourtant il y a une bataille épique !). Et ça comprend une centaine de pages, malheureusement. C’est assez dommage, ça a miné le reste du livre, j’avais plus autant de plaisir à la suite.

dragon sleeping beauty

Voilà ce que j’en fais de ton prince moi.

La scène d’introduction est également assez déconcertante. Je l’ai trouvé un peu bizarre et j’ai surtout pas vu de lien avec la suite. Si vous êtes dans le même cas, sachez qu’elle n’est pas représentative du bouquin, ne vous arrêtez pas tout de suite lol ! Je pense par contre qu’elle reflète un petit problème récurrent au niveau éditorial. Il y a des lourdeurs de style et des incohérences dans le formatage des pensées et des dialogues. Et puis cette idée de choisir une police sans sérif, elle sort d’où ? Les serifs, c’est parfait pour les textes longs, ça forme des lignes, c’est plus pratique à lire.

Un autre écueil que je déteste voir apparaître (et qui m’attriste moult), ce sont les clichés sexistes ! Youpi ! Bon il y en a pas pléthore non plus mais certains passages m’ont fait lever les yeux au ciel (à chaque fois que Sylclef rencontre un personnage masculin par exemple). Et pis tiens, le manichéisme entre bien et mal / blanc et noir aussi. Nous sommes au 21ème siècle tout de même.

En résumé, un roman très chouette sur toute la partie quête initiatique mais qui tombe malheureusement dans certains stéréotypes. C’est bien dommage, à voir pour la suite !

~Kin

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11 réflexions sur “Chronique n°67 : Quête primaire

  1. J’ai peur que la romance et les clichés sexistes me dérangent beaucoup-beaucoup, mais ça fait un moent que je n’ai pas lu une histoire sympa à base de dragons. Alors, j’ai envie de dire : pourquoi pas ?

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