Chronique n°69 : L’école des mauvais méchants

L’école des mauvais méchants

ecolemauvaismechantAventure

Auteur : Stéphanie S Sanders
Date de parution : février 2014
Éditeur : Nathan

Quatrième de couverture : « Au Centre de redressement de Veldin Drexler, on rééduque les Mauvais Méchants pour en faire des Méchants Accomplis. C’est le cas de Rune, piètre sorcier ; de Jezebel, fille de Dracula, qui préfère le chocolat chaud au sang ; et de Loup Junior, fils du Grand Méchant Loup, qui a sauvé un enfant de la noyade. En désespoir de cause, on leur confie un complot, dernière chance pour eux de se racheter : ils doivent kidnapper une princesse, enlever un bébé, trouver un homme de main pour en faire leur esclave et renverser un royaume – tout cela en une semaine. S’ils échouent, ils peuvent dire adieu à leur carrière de Méchant. »

J’avais été attiré par la jolie couverture de ce roman jeunesse. Et puis comme le pitch me bottait bien, je l’ai emprunté dans ma bibliothèque. Et … j’ai beaucoup aimé ! Déjà le concept, je l’ai trouvé génial : une école pour les méchants récalcitrants, c’est-à-dire les méchants qui devraient être méchants mais qui ont fait des bonnes actions, ce qui leur a valu leur place dans cette fameuse école, école qui est sensée les remettre sur le droit chemin (c’est à dire le mauvais chemin en réalité), vous me suivez ?

Bref, pour une fois qu’on nous vend pas des méchants qui sont sensés être méchants mais qui le sont pas. Non je ne vise surtout pas The School for good and evil… Là, pas d’ambiguïté, et c’est aussi là que réside tout l’intérêt de la chose et surtout tout le paradoxe de l’histoire.

L’histoire prend la forme d’un conte assez classique mais c’est dans la réalisation de la quête (ou du « complot ») que ça devient intéressant (et assez n’importe quoi par moment). L’humour est omniprésent qu’il soit implicite ou pas du tout, il y a une sorte d’ironie permanente dans ce livre, on prend les contes à contre-sens (ou même à contre-contre-sens), ça nous rappelle vaguement quelque chose …..

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Et puis les références sont bien trouvées (et je suppose que je n’ai pas tout spotté), ce qui donne au livre un deuxième niveau de lecture (les plus jeunes lecteurs ne saisiront certainement pas tout). D’ailleurs, j’ai ris pour le géant vert.

J’ai bien accroché aux personnages, ils sont tous très sympathiques dans le genre cyniques débrouillards (y’en a qui le sont plus que d’autres d’ailleurs …). Après, c’est toujours délicat d’innover quand on surfe sur la vague de la ré-écriture de contes (ou du moins de leur utilisation), parce qu’on a tendance à en manger à toutes les sauces depuis quelques années. Ceci-dit, ici le pari est réussi et tous les ingrédients sont réunis pour faire passer un bon moment au jeune lecteur : des personnages hauts en couleur, une quête quasi-désespérée, de l’humour, de l’action, de l’amitié et plein de péripéties rocambolesques (dans le sens pas péjoratif du mot).

En somme, une lecture sans prise de tête, fraîche et agréable, j’ai hâte de découvrir la suite !

~Kara

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7 réflexions sur “Chronique n°69 : L’école des mauvais méchants

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