Chronique n°108 : Les Sœurs Carmines

Les soeurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeaux

Fantastique, jeunesse

Auteur : Ariel Holzl
Date de parution : mars 2017
Maison d’édition : Naos

Quatrième de couverture : « Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…»

Kikoo les abricots ! Aujourd’hui on fait des bisous aux éditions Naos et Mnémos puisqu’elles nous ont envoyé le premier tome de la nouvelle série Les Sœurs Carmines ! (yay !).

Mais revenons à nos corbeaux.

Ce joli petit livre fut une lecture très agréable (oui j’utilise le passé simple si j’ai envie, d’abord). C’est frais, ça se lit bien, l’univers est original et l’histoire est pleine de rebondissements.

La fratrie Carmine, composée de trois sœurs aussi différentes physiquement que de caractère, tente tant bien que mal de perdurer (jusqu’à la saison nouvelle) au sein de Grisaille. Grisaille c’est une ville de type manège-de-fête-forraine-maison-hantée-t’vois-ce-que-je-veux-dire?wesh. Y’a un petit feeling Tim Burtonesque dans ce décor : glauque, grotesque, un poil flippant avec une pincée de poésie. Les sœurs, orphelines, croulent sous les dettes. Elles doivent trouver des moyens pour essayer de les rembourser, et Merry, la sœur du milieu (dit comme ça c’est bizarre, mais en même temps y’a pas de nom spécifique pour « ni l’ainé, ni la cadette ») se lance dans le cambriolage. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et bim bam boum ça fait des chocapics.

J’ai bien accroché à l’univers. Il est particulier et colle parfaitement à l’histoire. Grisaille prend une place importante dans celle-ci. On sent que l’auteur a vraiment mis l’accent sur l’ambiance morbide et grotesque de la ville, ce qui donne un côté très immersif au roman. On se surprend à apprécier Grisaille presque au même titre qu’un des personnages.

Les personnages quant à eux, sont relativement hauts en couleurs. La fratrie est très sympathique, même si Merry m’a paru bien lisse au côté de Tristabelle et Dolorine (d’ailleurs, j’aime bien leur prénoms, y’a une certaine ironie, n’est-ce-pas). Bref, c’est un peu dommage étant donné que c’est Merry l’héroïne principale. M’enfin, passons.

L’histoire a un côté très décalée : c’est un livre qui a des faces très sombres (la première scène est quand même une exhumation) mais le tout est abordé dans un style jeunesse et relativement détaché, ce qui donne au roman un côté sarcastique qui colle tout à fait à l’ambiance. Dans l’écriture on sent bien les influences de l’auteur (on nous cite Terry Pratchett, Neil Gaiman sur le derrière) ce qui est d’autant plus appréciable.

La narration alterne entre différents points de vue. Une partie est omnisciente et centrée sur Merry. L’autre partie, plus sporadique (si toi aussi tu ne sais pas ce que veux dire ce mot, mais que tu sens qu’il passe bien dans ce contexte, tape dans tes mains !), est racontée du point de vue interne de Dolorine (via son journal intime). J’ai beaucoup apprécié les pages consacrées à Dolorine qui est un personnage vraiment choupi-trognon.

Pour finir, une petite mention pour le livre en tant que tel : on retrouve à l’intérieur des petites illustrations notamment à chaque fin et début de chapitre. C’est pas grand chose, mais ça fait son effet et c’est d’autant plus sympa dans la lecture. Et puis la couv’ avec ses rabats et tout à fait jolie !

En somme, un livre très bien pensé, qui nous entraine dans un univers oniriquo-gothique avec des personnages au caractère bien trempé ! Une belle découverte !

~Kara

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27 réflexions sur “Chronique n°108 : Les Sœurs Carmines

  1. « Bim bam boum, ça fait des chocapics » ? C’est pour ce ton là que j’adore vous lire :D
    J’étais complètement passée à côté de celui-ci ! C’est drôle que ce soit plutôt ciblé jeunesse, c’est pas le genre qu’on a l’habitude de voir passer dans les rayons (mais j’aime quand ça change !). La couverture me plait beaucoup (fille superficielle, bonjouuuur), et le fait qu’il y ait comme un genre de référence à l’univers de Tim Burton m’enchante d’avance ! :) Merci pour la découverte !

  2. Je devais aussi le recevoir via l’action Naos mais celui-là et un autre ne sont toujours pas arrivés chez moi :S Je suis très curieuse de le lire et je pense qu’il pourrait très bien me plaire avec tout ce que tu en dis :)

  3. Je ne connaissais pas du tout ce livre o: mais rien que l’histoire me fait déjà très envie :) ! J’aime beaucoup ce style de lecture un peu dans les côtés sombres ^^ contente d’avoir découvert ce bouquin :3

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