Chronique n°114 : Le monde perdu

Le monde perdu


Aventure, Science Fiction

Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1912
Maison d’édition : Ebook

Quatrième de couverture : « Trois Anglais prêts à tout prennent part, au bout du monde, à l’expédition du Professeur Challenger. Perdus, traqués par des hommes-singes, frôlés par des ailes monstrueuses, les voyageurs découvrent alors l’impossible : la Préhistoire n’est pas morte!
Et, luttant pour survivre entre les ptérodactyle et les mégalosaures, ils se demandent : « Comment faire croire cela à Londres? »… »

Dans la catégorie des classiques de la littérature, on vous présente, aujourd’hui, le classique du dinosaure (ou un dinosaure du classique ?) : Le monde perdu !

Il fait parti des livres gratuits que l’on peut trouver dans les bibliothèques numériques, puisqu’il est dans le domaine public. Du coup, je l’ai pris sur ma tablette et ni une ni deux, je m’y suis mis (bon, on est d’accord qu’en vrai je l’ai lu 1 an après l’avoir téléchargé).

L’histoire (moult connue) raconte l’expédition de plusieurs scientifiques et explorateurs, envoyés par une assemblée scientifique, vérifier les dires d’un des professeurs de l’expédition. En gros, ils vont voir si y’a pas des dinosaures qui gambadent joyeusement dans une contrée lointaine et inaccessible. S’en suit un voyage plein d’aventures, de rebondissements, de dangers et de sauriens.

J’ai bien aimé ce livre. C’est l’aventure, et y’a un côté rétro tout à fait charmant. Le rythme est soutenu et même si la forme date un peu, ça se lit tout de même hyper bien. Le récit est sous forme de lettre qui sont écrites par Edward Malone, un des héros de l’histoire. C’est donc une narration à la première personne, ce qui fait qu’on est tout le temps plongé dans les événements.

Ce livre a été écrit dans les années 1910 et, par conséquent, il est le reflet des mœurs et des coutumes de l’époque. Y’a des passages (ou des propos) qui peuvent donc paraître un peu incongrues pour notre époque actuelle. Je pense notamment à la vision de l’étranger (comprendre : un personnage non anglais) dépeinte par les héros. C’est bien simple, pour eux, les gens d’Amérique du Sud sont (et je cite) « incivilisés » et donc inférieurs à eux. Tout ça, évoqué dans la plus grande normalité à travers le récit. Genre « La poule pond un oeuf. Les indiens ont une intelligence limitée. Les Noirs sont, à l’image des chiens, fidèles et loyaux. » okml, on vous dit. Et je n’évoque même pas la vision des femmes (ni du colonialisme de l’expédition). Quand on prend du recul par rapport à l’époque où ça a été écrit, ça va mieux, mais c’est vrai qu’au début de ma lecture, ça m’a un peu choquée.

Les personnages sont très caricaturaux et plutôt amusants. Mais le problème c’est qu’ils sont aussi hyper antipathiques (surtout le Pr Challenger), de part justement leur côté stéréotypé poussé à l’extrême. Malone, le monsieur qui écrit les lettres et qui raconte l’histoire, est un peu plus dans la sobriété, donc lui, ça va (et tant mieux, vu que c’est lui qui raconte l’histoire).

Dernier point, je regrette un peu le manque de dinosaures. Alors, dans les faits, ils sont souvent là dans le bouquin. Ils sont beaucoup évoqués et ils sont présents dans de nombreuses scènes. Ceci étant dit, en soit, ils n’apportent pas grand chose, et finalement, les découvertes sur lesquelles se basent l’histoire sont plutôt d’ordre anthropomorphiques…

En bref, un roman d’aventure agréable à lire, mais qui a vieilli dans son propos. Mais ça reste un classique à lire (en plus il est pas très long).

~ Kara

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12 réflexions sur “Chronique n°114 : Le monde perdu

  1. « Je regrette un peu le manque de dinosaures. » -> A quand un roman avec de bons gros dino bien monstrueux, vicieux et qui mangent tout le monde ? Raaaah, on va finir par trouver ! ;)
    Sinon sympa d’avoir ton avis sur ce livre et cette histoire, tellement mythique maintenant ! Et c’est bon à savoir que « l’adaptation » est facile malgré l’époque à laquelle il a été écrit parce ça ce n’est vraiment pas forcément évident :/
    Des bisous !

    • Mais le Monde Perdu de Michael Crichton il est hyper cool à ce niveau là ! Il est indétronable ♥ Si tu l’as pas lu, je te le conseille moult ! (c’est le roman à la base de Jurassic Park). Ceci dit, le roman de Conan Doyle est à la base de celui de Crichton, donc la boucle est bouclée ^^
      Bisous !

  2. Dommage qu’on ne puisse pas donner des claques à des personnages… Vu les propos qu’ils tiennent pas moment, je me dis qu’il va falloir que je m’accroche le jour où je me pencherai sur cette histoire !

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