Chronique n°121 : De rage et de feu… et de poneys dragons !

De rage et de feu

Science fiction

Auteur : Sarah Delysle
Date de parution : juin 2017
Maison d’édition : Nanachi Editions

Quatrième de couverture : « Dans un monde dévasté deux siècles plus tôt par une terrible guerre, les survivants se sont réfugiés derrière les murailles des Forts d’Ouest. Ils y vivent à l’abri des Enragés, des monstres assoiffés de sang qui écument les Landes Sauvages. Face à ce fléau, les chevaux-dragons sont l’unique chance de survie de l’humanité. Sérène étouffe entre les murailles de Littoral, où elle a passé toute sa vie. Elle rêve de sortir un jour de l’enceinte du Fort pour explorer les Landes Sauvages et prendre part à la lutte contre les Enragés. Mais cet espoir lui est interdit : à Forts d’Ouest, les femmes ne peuvent ni combattre, ni quitter leur Fort natal. Quand un Chevalier-Dragon vient mourir à ses pieds en lui confiant une mystérieuse dague, la jeune fille croit enfin tenir sa chance. (…) Pour surmonter les obstacles qui se dressent sur son chemin, la jeune fille ne pourra compter que sur sa détermination et sur Fulgure, sa dragonne au tempérament de feu. »

Quand Sarah nous a contacté pour chroniquer son livre qui, je cite, « met en scène des chevaux-dragons », on a pas tergiversé pendant mille ans avant de dire oui ! Et me voilà donc, quelques temps après, pour vous parler de cette lecture, qui m’a fait passer un agréable moment. Merci Sarah !

L’univers, à la frontière entre science fiction (voir dystopie) et fantasy, est intéressant à découvrir. Le mix des deux styles rend l’ensemble assez original, même si la trame reste classique. On a donc droit, ici, à des sortes de mutants-zombies-qui-mordent-mais-qui-contaminent-pas qui côtoient joyeusement (ou pas) les humains survivants installés dans une société pour le moins médiévale (avec force de chevaliers, de forteresses, et de machisme). Tout ça se passe sur Terre, bien après que celle-ci ait été dévastée par une guerre mondiale qui a pratiquement éradiqué tout le monde (et qui a engendré les-dits mutants-zombies, mais aussi les chevaux-dragons).

Ceci dit, on a finalement que très peu d’éléments sur la genèse de l’univers tel qu’il est présenté dans le roman. Et même si certaines hypothèses sont évoquées, elles restent très vagues. C’est dommage, car c’est un point qui m’aurait moultement intéressée, et je me suis posée de nombreuses questions sur les mutants-zombies, sur les chevaux-dragons, sur le pourquoi de l’abandon de la technologie, du retour au moyen-âge, … Tous ces points là sont volontairement éludés puisque le propos se place dans le présent, dans l’instant (et tant pis pour moi, ahah).

On suit, Sérène, une jeune fille qui lutte contre le système patriarcale de la société (où les femmes sont considérées comme du crottin de cheval, ou même pas considérée du tout, en fait). C’est donc un personnage fort, qui n’aura de cesse d’atteindre ses objectifs. Elle est obstinée et têtue, c’est une héroïne tenace et courageuse. Ceci-dit elle m’a un peu couru sur le haricot à certains moments, je l’ai trouvé parfois trop dans l’excès (un peu lunatique, bornée, condescendante voire méprisante), et pas très ouverte d’esprit.

Les autres personnages sont très secondaires, et presque survolés (Sofia, Baudouin, Silvère, D’Armantières, …). J’ai eu l’impression qu’on se concentrait uniquement sur Sérène et que le reste passait au second plan.

Pareillement les chevaux-dragons, qui sont super cools et badass, n’ont, finalement, pas une place décisive dans l’histoire. Ils sont plus un outil qu’une véritable clé. J’avoue que j’aurai aimé qu’ils soient encore plus exploités (y’a jamais assez de dragons-chevaux, héhé).

Le récit est bien mené. Les éléments se tiennent et l’ensemble est cohérent. Cependant, certains tournants de l’histoire m’ont parue un peu rapides et un peu faciles. Parlons, par exemple, des insurgés, les Mazuréens (ceux qui se rebellent contre le gouvernement en place). On n’a que très peu d’information sur eux. Juste qu’ils sont méchants et que c’est des traîtres. Mais à aucun moment, on pose des questions sur eux : quel est leur but ? Pourquoi ils font ça ? Où sont-ils ? Qui sont-ils ? … Non. ça m’a presque paru un peu bizarre. Genre y’a baleine sous caillou. Je ne sais pas s’il y aura une suite, mais si c’est le cas, j’attends que ce point là soit plus développé.

Pour finir, le style de l’auteur est très agréable à lire, le vocabulaire est riche, les phrases sont recherchées. Le roman est très rythmé et on ne s’ennuie pas. Je trouve que l’ensemble est très qualitatif pour une petite maison d’édition et même si j’ai trouvé quelques coquilles, le résultat est plutôt réussi !

En somme, un bon premier roman où la fantasy côtoie la science-fiction, avec une héroïne forte et badass, et surtout des poney-dragons trop choupinous !

~Kara

 

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16 réflexions sur “Chronique n°121 : De rage et de feu… et de poneys dragons !

  1. Ahaha, les chevaux-dragons, c’était clairement fait pour vous ! De quoi vous satisfaire toutes les deux !^^ Je ne suis pas forcément tentée (sacrilège), mais je vous remercie de la découverte, les filles !

  2. Haaaa des chevaux draaaagoooons ! Mais comment ça pète trop !
    Sinon ça a l’air un peu compliqué pour mon petit cerveau tout ça, même si certains thèmes me plaisent bien ! =)

  3. Tiens c’est bizarre Chevaux-dragon me fait penser à la saga les chevaliers d’Emeraude de Anne Robillard où l’on peut croiser ce genre de créature au cours des différents tomes… (ouppss je m’égare un peu hihi) Sinon ce livre à l’air pas mal !
    Merci pour la découverte :)

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