Chronique n°177 : Angels can fly

Angels can fly

Dystopie
Auteur : Anaïs Montreau, Sandra Szaja
Date de parution :  décembre 2017
Maison d’édition : le Quartier des écrivains

Quatrième de couverture : «Et si une jeune fille de 17 ans se retrouvait téléportée plusieurs centaines d’années dans le futur, suite à la Catastrophe pendant laquelle ont eu lieu des guerres sans fin qui ont dévasté le monde. Et si… C’est le destin d’Heloa… Belle etmystérieuse, elle est physiquement différente des humains de cette nouvelle civilisation, où le transhumanisme et l’intelligence artificielle règnent. Dans ce monde où la nature a repris ses droits, seules quatre Communautés survivent. Parmi elles, Natis, en Europe, vaste territoire où la vie s’écoule paisiblement… en apparence. Zoé et Leïla sont meilleures amies et elles n’ont jamais connu le monde au-delà des frontières de la ville. L’une compte bien suivre les traces de ses parents, tandis que l’autre veut partir à l’aventure. Mais l’arrivée d’Heloa va tout bouleverser…»

Hello on se retrouve aujourd’hui pour parler d’un roman dystopique : Angels can flyFiez-vous pas au titre, c’est bien un livre français. Merci d’ailleurs à Pauline et aux éditions Quartier des écrivains pour l’envoi. Et bien sûr, avant de passer aux choses sérieuses, voici mon sentiment général : mitigé cochon d’Inde. J’ai trouvé beaucoup de défauts à ce bouquin mais l’impression générale n’est pourtant pas mauvaise. Bref, entrons donc dans les détails (Allons-y Alonzo). 

Dans cette histoire, on est confronté à trois personnages principaux, qui sont aussi trois super copines. Elles ont chacune leurs particularités et leurs histoires et en soi, je les ai trouvé plutôt chouettes.

On se retrouve dans un univers dystopique pas des plus originaux, où nos héroïnes sont coincées dans une ville après une catastrophe (dont on ne connaît d’ailleurs pratiquement rien). Le régime est bien sûr totalitaire, absence de liberté, répression, tout ça tout ça. 

Ça c’est le contexte. Le problème, c’est que ça va pas plus loin. Au niveau de l’histoire, il s’agit de suivre le quotidien des filles, il se passe quelques trucs mais il y a pas de but énoncé clairement ou de trame directrice. Et c’est un premier point qui m’a chagrinée parce que j’aime bien quand on sait où on va dès le départ. M’enfin ce point là est subjectif (pas comme le reste ? lol), donc pas d’affolement.

Par contre, ce que je reproche à ce bouquin, c’est son absence de linéarité (mais alors BEAUCOUP). Je m’explique parce que je vois que vous ne comprenez pas (moi aussi, je suis passée par là) : j’avais l’impression que les paragraphes avaient été complètement mélangés dans un bocal et qu’on les avait sorti au hasard et assemblé comme ça, un peu au pif, pour faire la mouture finale. Genre, il y a des passages qui sont tout à la fin et qui expliquent des trucs abordés en deux mots oklm à la page 3. Mais pas des petits trucs, nan, des bonnes explications qui auraient été bienvenues, bien avant.

Du coup, j’avais l’impression que ma lecture suivait un ordre de priorité complètement aléatoire, je me disais “mais euh, ça a l’air important ça, pourquoi on développe pas ?” tandis que pendant deux paragraphes on parle d’un truc complètement inutile et que cent cinquante pages plus loin, on revient dessus après avoir abordé un autre truc random.

Du coup, tout ça va avec mon commentaire suivant : ça donne un effet assez brouillon et c’est fort dommage ! L’univers ne se tient pas parce que les explications sont bancales et n’arrivent pas au bon moment (quand elles arrivent). Et puis, même quand elles sont là, elles ne sont pas très convaincantes et laissent beaucoup trop de zones d’ombres.

Mais pourtant, comme je le disais, ce bouquin n’était pas pour autant une mauvaise lecture. Premièrement, des fois c’était marrant de tomber sur des explications que j’attendais depuis quinze ans et du coup, j’anticipais les autres et tout. Et deuxièmement, c’est bien écrit et on s’attache aux personnages. Il y a certaines parties de l’intrigue que j’ai beaucoup aimé (m’enfin pas l’élément fantastique de la fin mais j’en parlerai pas plus), et certains thèmes abordés qui sont très intéressants, aussi.

Donc pour résumer, une lecture en demi-teinte, qui était un peu marrante (mais sans le vouloir) et qui développait des idées ou thèmes intéressants mais malheureusement pas dans le bon ordre lolJe ne pense pas que je lirai la suite. 

~ Kin

Publicités

4 réflexions sur “Chronique n°177 : Angels can fly

  1. Ça a l’air chelou comme découpage ! C’est un peu comme moi avec mes dissertations, quand j’avais oublié un truc, je mettais tout à la fin xD. Ah, douce flemme !

    Sinon, y a pas de voyages dans le temps ? C’est l’impression que donnait le résumé 😛

    C’est dommage dystopie et téléportation m’auraient bien plu comme mélange !

    • C’était effectivement un peu chelou ^^XD c’est trop ça !
      Et nope, il y a absolument pas de voyage dans le temps, et c’est une grosse zone d’ombre d’ailleurs ! Les explications sont très bof et ça sort vraiment de nulle part (en plus, genre ça les rend pas très curieux quoi), breeeef c’est pas DU TOUT exploité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s