Chronique n°232 : des bateaux, de l’aventure et Madagascar

La nouvelle collection Magellan qui fait voyager les enfants (et les grands)
Oui je me reconvertis en créatrice de rimes et de slogans.

Jeunesse

Date de parution : octobre 2019
Maison d’édition : Magellan&Cie

Et donc, je vous retrouve aujourd’hui pour parler d’une nouvelle collection d’ouvrage jeunesse créée par les éditions Magellan & cie. Si vous ne connaissez pas ces petits cocos, il s’agit d’une petite maison d’édition indépendante qui traite principalement des VOYAGES (j’y ai mis en gros parce que c’est bien les voyages).

Comme je suis très enthousiaste sur les nouvelles collections jeunesse et qu’elles me le rendent très bien (coucou les Chatons Hantés, coucou les Poulpes), j’ai sauté sur l’occasion quand on nous a proposé les deux premiers titres de la collection (merci beaucoup !). Et la suite m’a donné raison. En avant pour ces deux premiers bouquins !

On commence par des PIRAAAAAAAAAATES.

Les aventures extraordinaires du mousse Cristobal Speranza

Quatrième de couverture : Pour ses douze ans, Cristobal Speranza se voit offrir une longue-vue par sa mère. Dès cet instant, il ne cesse de rêver d’ailleurs lointains et d’aventures en mer. Il parvient, au grand dam de ses parents, à se faire engager comme mousse sur le Matador, le navire du capitaine Barbe-Rousse, qui se nourrit exclusivement d’oignons et de harengs. 

Oui, vous êtes contents, j’ai enfin trouvé mon bonheur maritime après tant de chroniques désillusionnées sans l’ombre d’une petite mouette à l’horizon. Et bin là, on passe tout le bouquin sur un bateau à mouiller dans de l’eau salée et je suis joiiiiie ! Bon c’est pas des vrais pirates non plus parce que c’est un livre qui inculque des valeurs plutôt positives mais on a l’idée et c’est suffisant (il y a du rhum quand même, ne vous inquiétez pas).

moi qui accueille les romans de pirate

On se retrouve à suivre les folles aventures de Cristobal, 12 ans et toujours plein d’initiatives. Il rêve de naviguer sur les eaux du monde et s’embarque sur le bateau du capitaine Barbe Rousse. Puis, il va se passer tout un tas de choses tout à fait sympathique à lire.

J’ai beaucoup aimé parce qu’il n’y a pas de temps morts, que les personnages sont adorables et que l’auteur s’amuse vachement à trouver les noms de ses personnages et c’est drôle. Il y a quelques clichés mais qui sont plutôt assumés donc ça passe crème. Par contre, je déplore un peu le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de femmes dans l’intrigue. On ne peut pas tout avoir je suppose.

Mais en somme, c’était vraiment un chouette roman avec que des bons ingrédients à l’intérieur. Il distille quelques messages sur le respect, l’amitié, l’écologie… qui sont importants mais sans être moralisateurs. Une bonne lecture pour les plus jeunes mais aussi les plus vieux.

L’arbre des voyageurs

Quatrième de couverture : Le jeune Tsiry vit à Madagascar, dans la partie sud des terres centrales de l’île.Il appartient au peuple des Zafimaniry, réputé dans tout le pays et au-delà pour ses sculptures et ses constructions en bois. Un matin, Tsiry entre par hasard en communication avec l’esprit de son arrière-grand-père. Il se voit chargé par lui d’une mission aussi urgente que délicate… Il en va de l’avenir de la forêt et de son peuple !

On continue avec L’arbre des voyageurs. Alors pour celui-ci je suis un petit peu (beaucoup) plus mitigée. Il s’agit d’un tout petit roman, écrit à la façon d’un conte sur un peuple malgache. On y suit un tout jeune garçon qui essaye de convaincre son père d’arrêter de couper tous les arbres de la forêt.

J’adooooooore le fait que le bouquin mette en scène Madagascar (avec des LEMURIENS (c’est beaucoup trop choupi un lémurien)). Du coup, j’étais hypée au possible.

La hype

Et bin pourtant, je n’ai pas trop aimé cette histoire. Pour plusieurs raisons. Déjà, j’ai tiqué au bout d’une dizaine de page quand j’ai lu  : “les petits garçons s’amusaient entre eux. Les petites filles bâtaient le linge avec leur mère”. Et c’est comme ça pour tout (il y a quasiment pas de femmes à part quand il faut faire la cuisine). J’ai conscience que c’est certainement la réalité du pays MAIS j’ai le recul de mon grand âge. Les enfants qui lisent non, et du coup, je trouve qu’il manque une distanciation par rapport à ça, une mise en perspective. Parce qu’on est pas dans un documentaire, on est dans un roman, ce qui implique forcément une part d’identification et là on perpétue et on valide implicitement encore une fois tous les stéréotypes de genre.

Malheureusement, c’est pas la seule chose qui m’ait posée problème, j’ai eu du mal avec la narration que j’ai trouvé très hachée, passant un peu d’une idée à l’autre, sans lien logique ou faisant des ellipses narratives de plusieurs mois comme ça OKLM. On est sur un bouquin de 80 pages. Je pense que des développements sur plein de choses auraient pu être très cool. Je trouve qu’il y avait pas mal de potentiel mais qu’il n’est pas assez exploité.

De même l’histoire et la portée écologique m’ont paru un peu moralisatrices et pas assez subtiles. Après j’ai trouvé que ça ressemblait beaucoup à un conte donc c’était peut-être le but.

En résumé, deux livres complètement différents, autant sur le fond que la forme, qui véhiculent des valeurs d’écologie et d’ouverture au monde. Je conseille tout à fait Cristobal Speranza, d’ailleurs j’espère qu’il va y avoir une suite parce que je suis très très très partante ! L’arbre des voyageurs par contre est à mon sens à prendre avec plus de pincettes, il ne m’a pas convaincue.

Kin

7 réflexions sur “Chronique n°232 : des bateaux, de l’aventure et Madagascar

    • oui malheureusement il y a en pas beaucoup dans le livre c’est dommage XD
      ouais la collection est assez prometteuse, j’adore l’idée de base avec des livres sur les voyages ou des cultures différentes !

  1. Bonjour miss Superficielle qui voulait juste baver sur la beauté des couvertuuuures !
    Sinon ouiii des piraaaates ! Et nope dommage pour Madagascar :/

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