Chronique n°282 : Dune

Dune

Science fiction

Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1985 pour mon édition (très moche c’est pour ça que j’ai mis un dessin de Kara sur la photo plutôt lol)
Maison d’édition : Pocket

Quatrième de couverture : Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

Coucou ! Aujourd’hui on va papoter de Dune que j’ai lu en lecture commune avec la fabuleuse Hélène alias Lire à la folie. J’ai vu qu’elle comptait lire pas mal de classiques SF du coup je lui ai proposé celui-ci et bim en avant les haricots, on était parties ! Comme d’habitude avec mes LC, on est toutes les deux d’accord sur à peu près tout (je sais pas si ça existe des LC où t’es pas d’accord avec ton binôme en fait, moi ça n’arrive JAMAIS). Et donc, c’était un peu bof mais intéressant.

On a découvert Paul, qui, malgré un prénom qui lui donnait plus un air d’artisan boulanger, est une sorte d’élu censé sauver toute une planète (avec prophétie à l’appui et tout). Il a des supers pouvoirs genre don de prescience, détecteur de mensonges, persuasion grâce à sa « voix », etc. Il est accompagné de sa maman, Jessica (qui n’est pas pâtissière non plus, je vous le donne dans le mille) une Bene Gesserit, sorte de sorcière dont Paul tient ses pouvoirs. Il y a plein d’intrigues politiques et tout ça en pataugeant dans le sable et en évitant les gros vers de 300 mètres de long qui sentent la cannelle (tout en se droguant à l’épice).

Bon a part ce choix audacieux pour les prénoms des héros, le reste est plus conventionnel pour de la SF (en vrai, j’ai rien contre les Paul et Jessica hein, juste au milieu de prénoms chelous façon SF, ça déstabilise un peu). Le bouquin date un peu (années 1960) et ça pêche un peu sur certains aspects (l’écriture par exemple, certaines valeurs aussi…).

Pour vous parler du plus positif, j’ai beaucoup aimé le monde, c’est super crédible avec plein de détails techniques (genre par rapport aux équipements, à l’économie avec l’épice, aux traditions des Fremens, les otochtones). J’ai beaucoup aimé découvrir Arrakis (la planète Dune) et tout ce qui s’y rapportait. J’ai aussi bien aimé les pouvoirs des Bene Gesserit (les femmes sorcières, là, faut suivre) et cette caste en général même si je pense qu’elle est complètement sous-exploitée (ou mal exploitée ?) enfin bref, c’est cool mais c’est pas assez (ou ça va pas dans le bon sens).

Par contre, j’ai vraiment pas accroché aux personnages. Genre j’en avais absolument rien à secouer de ce qui pouvait lui arriver à notre bon vieux Paul. L’écriture est hyper détachée, froide, il y a pas de suspense et pas de sentiments. Du coup, j’ai regardé ça un peu de loin, de façon désintéressée.

Autre chose dans le même genre qui m’a pas mal frustrée, c’est certaines ellipses narratives. Genre d’un coup alors que ça faisait 450 pages que les éléments se passaient de façon chronologiques dans une même unité de temps, bim ellipse de 2 ans. J’ai pas compris au début lol. Ça a aggravé le fossé entre moi et les personnages/histoire d’ailleurs parce qu’il y a des choses hyper importantes qui se passent dans ces deux ans et que l’on apprend en une phrase. Euh. Et ensuite ça continue un peu plus loin avec d’autres éléments qu’on nous balance comme ça en 2 mots alors que c’est SUPER GRAVE wesh. J’ai pas compris le choix de développer certaines choses et passer sous silence d’autres qui auraient apporté, à mon sens, beaucoup plus.

Bref, je suis contente d’avoir lu ce classique mais je trouve qu’il a vieilli autant sur le fond que la forme. Par contre, j’ai beaucoup aimé et suis très admirative du world building. Je ne pense pas continuer la série. Je vous invite à aller lire la chronique de ma copine Hélène (<3<3).

Kin

27 réflexions sur “Chronique n°282 : Dune

    • Il y a des superbes nouvelles éditions, je viens de googleliser celle d’Aurélien Police et effectivement elle est super jolie ! Dommage que la mienne soit d’un kitch pas possible (mais en même temps ça a son petit charme aussi XD)

  1. Pingback: Dune, Frank Herbert – Lire à la folie

  2. Le dessin de Kara est superbe :)
    J’ai envie de rire maintenant quand j’entend le prénom Paul :D alors que bon les boulangers c’est très bien :p
    Je me rend compte que je n’ai même pas parlé des vers dans ma chronique lol alors que sont quand même un peu important^^
    Faudra qu’on se refasse une LC un de ces jours en tout cas, c’étais bien chouette!

  3. Ouais, j’étais déjà pas convaincue par le film de 1984, mais le roman a l’air similaire, surtout dans ces points négatifs, donc je passe volontiers mon tour 😅

  4. Le dessin est vraiment magnifique ! J’ai beaucoup entendu parler des romans mais je dois dire que je n’ai jamais tenté. Je ne sais pas si c’est pour moi.

  5. C’est une des histoires de SF qui fait le plus de clivage.
    Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de m’y plonger, surtout que je suis plutôt de ton point de vue sur certaines choses comme l’écriture. Mais j’ai encore vu récemment quelqu’un en parler en bien. C’est assez étonnant.

    Et le dessin : trop joli !

  6. J’avais beaucoup aimé le livre, un peu pour les mêmes raisons. J’ai trouvé la construction de l’univers tellement fascinante, on y retrouve tellement de détails sur l’économie, la culture, les mythes. L’écriture un peu froide ne m’a pas trop dérangé, par moments je trouvais que ça rendait le récit un peu plus épique. Par contre, mon problème c’était aussi les personnages…Surout le Baron Harkonnen. Là on ne recule devant rien pour nous montrer que le personnage est vraiment méchant, il n’a aucune nuance. Autant chez Paul, je retrouvais par moments ce côté « héros torturé qui veut faire le bien, mais qui va avoir trop de pouvoir et qui risque de faire du mal » (c’est un peu cliché, mais au moins c’est efficace). Mais alors le Baron (et les autres antagonistes de façon générale) sont beaucoup trop « méchants » pour être vraiment crédible et je trouve que ça dessert un peu le récit.
    Mais ça ne m’a pas empêché de dévorer le livre quand même ^^

    • Je suis complètement d’accord ! et on évite pas les clichés homophobes non plus, ça m’a énervé X) pareil pour l’écriture froide, c’est aussi le style de l’époque donc je trouve que ça a son charme ^^

      • Ah mais tellement pour les clichés homophobes, pour le Baron ça m’avait tellement énervé par moments… En plus je trouve ça d’autant plus dommage que l’univers est tellement travaillé en dehors de ça…Le travail de conception de l’histoire, de l’organisation économique/politique de l’univers est tellement impressionnant, que ça contraste d’autant plus avec les raccourcis qui ont été pris avec certaines personnages qui ont vraiment 0 nuance, c’est limite rageant.

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