Chronique n°292 : Bpocalypse

Science fiction

Auteur : Ariel Holzl
Date de parution : octobre 2020
Maison d’édition : L’école des loisirs

Résumé : Pour se rendre au lycée, Samsara n’oublie jamais sa batte de baseball, ses talismans et son couteau de chasse. Tout ce dont elle a besoin pour affronter les animaux mutants, fantômes et autres créatures qui ont envahi les rues de Concordia après l’Apocalypse. Aujourd’hui, la ville vient de lever la quarantaine de l’ancien parc public et s’apprête à accueillir ses habitants, réputés avoir muté. Les deux jumeaux que Sam voit débarquer dans sa classe sont loin d’avoir un physique standard. Très vite, ceux qui se moquent d’eux ou les prennent à partie sont les victimes d’incidents inexpliqués. Tout semble accuser les nouveaux venus. Mais dans une ville comme Concordia, peut-on se fier aux apparences ?

Yoh les poulets à la crème ! On vous parle de Bpocalypse aujourd’hui ! C’est un livre qu’on a fait en LC avec Chanounette

Merci aux éditions L’école des loisirs, qui nous ont gentiment envoyé le livre ! On vous poupoute ! (et à Chaaa aussi, tmtc)

Malheureusement, nous avons toutes les trois été un peu déçues de cette lecture. Et pourtant c’est un auteur qu’on aime bien à l’origine, mais là, on est passé un peu à côté. 

Du coup, ça parle de quoi ? De fin du monde, comme le laisse présager le titre. Suite à un événement météorologique, le monde tel qu’on le connaît a disparu, pour laisser la place à un environnement hostile et austère (la fin du monde, quoi). Bon, ceci dit, ça n’a pas révolutionné les schémas sociaux traditionnels, donc on a nos héros qui vivent tranquillement (ou pas) leur petite vie : ils vont au lycée, sortent entre potos et tuent des zombies.

Ce qui est marrant avec l’univers c’est qu’on a un peu l’impression d’être dans un jeu Pokémon (ou dans l’arène Maelstrom dans Teso, pour ceux qui ont la réf), quand on change de région, on passe dans un environnement diamétralement différent. Mais là c’est rigolo car c’est à l’échelle d’une ville. En gros un quartier est envahi par des ombres tueuses, un autre est devenu une forêt dense remplie d’araignées qui ne sont pas très amicales, un autre s’est transformé en patinoire géante, … j’ai beaucoup aimé cette diversité

Les gens qui se sont retrouvés exposés aux effets induits par la catastrophe ont muté. Il y a des mutations différentes qui correspondent aux différents endroits où ils se trouvaient. Du coup, on a, d’un côté, des mutants dans les parties mises en quarantaine de la ville, et d’un autre côté, les non mutants qui s’enjaillent (lol) de derrière les remparts. 

L’histoire commence, quand, pour continuer à subvenir aux besoins des habitants “normaux”, il est décidé d’abolir les quarantaines pour certains quartiers et donc d’accueillir les mutants dans les lieux “sains”. A savoir que les mutants sont, pour la plupart, des gens très civilisés hein, c’est juste qu’ils sont bleus ou blancs ou qu’ils ont trois bras ou des dents pointus (et peut être d’autres caractéristiques mais pas de spoile lol). 

Le problème c’est que je n’ai pas accroché à l’histoire, ni aux personnages. J’ai trouvé l’histoire hyper classique, on ne s’éloigne pas des sentiers balisés et on a énormément de clichés du genre YA. Avec les filles, on était pas très très emballées. Et puis en plus, l’héroïne je l’ai trouvé particulièrement insupportable et elle ne percute pas des masses, ce qui n’arrange en rien son cas.  Les autres personnages principaux sont mignons, mais pas transcendants. 

En gros, il y a un bon potentiel, mais tout est hyper convenu, c’est assez dommage. 

Certains plot-twists se devinent dès les premières pages du bouquin et c’est d’autant plus long quand on te fait tourner en rond pendant 300 pages pour des trucs que t’as vu venir dès le paragraphe 2 du premier chapitre. 

Sans compter quelques facilités scénaristiques (“oh bah ça alors, ça tombe fichtrement bien !”), le battle royal qui fait grincer des dents, et des dialogues qui ne nous ont malheureusement pas convaincus (juste la référence Disney à trois pages de la fin, cette grosse cassedédi à Cha). 

En somme un concept intéressant, mais une histoire bien trop conventionnelle, qui n’exploite pas la richesse de l’univers et qui tombe beaucoup trop dans les clichés YA.

Kara (et Kin) (et Cha)

18 réflexions sur “Chronique n°292 : Bpocalypse

  1. Dommage qu’il ne vous ai pas convaincu :/
    Il me tentait bien mais à voir les avis mitigés je ne compte pas le lire tout de suite

  2. Pareil que vous, j’adore pourtant ce qu’écrit Ariel, mais là j’ai pas du tout accroché. Et pendant un bon bout du roman, je ne voyais pas où on allait. Et notre héroïne m’a un peu beaucoup agacée.

  3. Déjà le post apo, je sais que ce n’est pas des masses mon truc, alors si vous et Cha (la dame qui a vaguement insisté pour que je lise les Soeurs Carmines pendant environ 30ans^^) le trouvez moyen, je passe mon tour! Dommage, certains concepts semblent en effet bien cool.

    • Je te conseille les Soeurs Carmine, pour Bpocalypse, je pense qu’en effet, tu peux passer ton chemin pour le moment ^^ (mais les soeurs carmine sont très bien par contre, go le lire !)

  4. Pingback: Chronique n°295 : Peine Ombre | Plumes de lune

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