Chronique n°308 : House of leaves

Auteur.rice.s : Mark Z. Danielewski Date de parution : 2000

Un livre bizarre avec plusieurs histoires à l’intérieur mais en gros, il y a type qui tombe sur le journal d’un autre type qui avait écrit toute une analyse sur un film. Le film en question c’est l’histoire d’un photo reporter qui s’installe dans une maison aux US avec sa femme et ses deux enfants. Et ils se rendent compte que la maison, elle possède plus de pièces que quand ils y ont emménagé. Du coup, ils explorent et c’est pas forcément l’idée du siècle.

Je savais pas du tout à quoi m’attendre avec House of leaves, j’avais vu des avis vite fait qui disaient que genre ça faisait si peur oulala. Comme je suis dans ma passe livre d’horreur qui filent les pétoches, j’ai tendu l’oreille. Et voilà que je découvre que la forme du livre est hyper originale et que ça a l’air d’être une expérience de lecture à part entière. Say no more !

Un Noël plus tard, voilà le gros bébé entre mes mains. Il est super beau, comme je le disais, la présentation du texte fait partie intégrante de l’histoire. On se retrouve avec des pages blanches, des mises en page hyper chelous avec le texte qui fait un dessin ou des textes intégrés dans des fenêtres, des paragraphes dans tous les sens, avec des typographies différentes… j’adore quand toutes les caractéristiques du livre servent à l’histoire et là clairement on est dans ce schéma là.

On suit (en gros) deux trames narratives : l’analyse d’un film autour d’une famille dans une maison et l’histoire du type qui découvre cette analyse. Le-dit type, c’est Johnny et il est complètement dégueulasse si bien que j’ai arrêté de lire tout ce qui le concernait (du coup, je pourrai pas vous en parler plus vu que je sais pas lol).

En parallèle, on découvre donc la vie de Navidson (autour de qui tourne le film), un éminent photo reporter qui décide d’arrêter un peu sa carrière pour se consacrer à sa famille. Ils achètent une maison tranquillou et tout va bien. Mais un jour ils découvrent une porte qu’était pas là avant. Et c’est là qu’ils se rendent compte que c’est plus grand dedans que de dehors. Comme Navidson c’est un aventurier et bien il décide d’explorer les trucs qui existaient pas avant (c’était une mauvaise idée).

Je m’attendais pas du tout à ce que ça tourne autour des backrooms (sujet super à la mode en ce moment, et dont j’avais regardé un court métrage dessus genre une semaine avant de commencer le bouquin :)

Il y a aussi Feldup qui en a fait une vidéo récemment. Bref, on est en plein dedans et bien sûr c’est quand t’entends parler d’un truc que d’un coup, tout ce met à tourner autour. Du coup, j’étais en mode, trop cool, quel hasard, c’est rigolo uhu.

Je trouve que la forme du bouquin est méga intéressante et très pertinente. Genre t’as totalement l’impression d’être aussi perdu que les personnages, t’as plein d’informations qui vont venir parasiter ta progression et dérégler ton sens de l’orientation (ouais, ça a beau être un bouquin, la linéarité, c’est pas trop son truc). Les phrases sont coupées en plein milieu et on passe à une autre histoire, il y a au moins quinze millions de notes de bas de page, il y a des infos random qui popent toutes les trois secondes. Genre avancer dans l’histoire c’est hyper dur et déstabilisant. Du coup, j’ai vachement aimé cet aspect du livre. Ca peut donner une impression de frustration et d’oppression intéressante.

Je comprends aussi qu’on peut détester parce que ça part dans tous les sens et qQUOIkeQUestcKispaSSEeuh ? En vrai, je suis pas méga méga convaincue par le texte lui-même mais je trouve l’idée et la réalisation dans la forme vachement bien aboutie. J’ai bien aimé suivre l’histoire de Navidson et ses pérégrinations dans sa maison un peu trop grande mais je m’attendais à avoir peur (et non). Et puis malgré tout, il y a quand même beaucoup de distance avec les protagonistes, c’est assez difficile de s’y attacher je trouve.

En résumé, j’ai beaucoup apprécié la forme du récit et le concept de base que je trouve tout à fait brillant et bien exécuté. Par contre, au niveau de l’histoire, je suis plus dubitative. J’ai bien aimé celle de la famille Navidson mais pas du tout le reste. Je conseille pour l’expérience de lecture et pour l’originalité et l’inventivité !

Kin

8 réflexions sur “Chronique n°308 : House of leaves

  1. Merci pour la découverte (du bouquin et des backrooms) ! Je suis hyper curieuse de la forme qui a l’air hyper originale et travaillée, mais beaucoup moins de l’histoire vu ta chronique. Du coup, c’est peut-être un bouquin que j’emprunterai en médiathèque quand ma PAL aura fondu au soleil !

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