Chronique n°122 : Le Bâtard de Kosigan

Le Bâtard de Kosigan


fantasy

Auteur : Fabien Cerutti
Date de parution : 2014
Maison d’édition : Mnémos

Quatrième de couverture : « Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe. En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis. À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…»

Dans cette chronique, il y aura des gros mots (enfin un gros mot, mais écrit beaucoup de fois).

Yoh les carpettes ! J’ai acheté ce roman aux Imaginales, parce que l’auteur était cool en conférence (et en dédicace) et qu’à l’origine l’histoire du Bâtard est un module pour Neverwinter Night (un jeu vidéo) tiré de l’univers de Forgotten Realms (Donjons & Dragons toussa toussa). Bref. J’ai trouvé ça cool comme anecdote (d’autant que je suis très fanne des Royaumes Oubliés), donc j’ai dis banco ! (et si vous avez rien compris à ce paragraphe, vous manquez peut-être de quelques références en matière de fantasy ou de jeux vidéo (mais je dis ça, je dis rien)).

Dans l’ensemble j’ai passé un bon moment. J’ai bien aimé cette lecture. Ceci dit, j’ai pas été entraînée de ouf non plus.

Premier point, j’ai beaucoup accroché au background. L’histoire se déroule en France (donc dans notre monde) mais c’est un univers de fantasy (et, accessoirement, médiéval). Au début, j’ai été un brin déboussolée, mais au final, ça donne un petit côté exotique, original et entraînant. De plus, l’auteur touche sa bille en Moyen-Age. C’est agréable de trouver du vocabulaire moyenâgeux (et d’en apprendre). Et puis ça donne de la crédibilité aux propos. D’un point de vue historique, l’ensemble semble aussi très bien mené (même si, en vrai, j’y connais rien donc je peux pas vérifier).

L’histoire en elle-même est très rythmée et a le potentiel de tenir le lecteur en haleine. Cependant, même si elle est intéressante, elle m’a semblé un peu décousue. On s’y perd facilement. Disons que parfois ça part un peu dans tous les sens et j’ai pas forcément compris le but de certaines actions. Par contre, ça se passe dans un tournoi, et ça, c’est super cool.

Le récit alterne entre la partie historique et rocambolesque consacrée au Bâtard, et la partie non moins historique mais un peu moins rocambolesque, consacrée à son descendant. Cette partie est sous forme épistolaire et prête donc beaucoup plus à l’interprétation que l’autre (car beaucoup moins développée). Le descendant du Bâtard mène une sorte d’enquête (je simplifie, hein) afin d’en apprendre plus sur son ancêtre. J’ai bien aimé cette partie car on se prend au jeu pour tenter de découvrir qui est vraiment le Bâtard.

Alors, après j’ai eu un petit problème. Je n’ai pas aimé plus que ça le personnage du Bâtard. Ce qui est franchement dommage, étant donné que l’histoire repose presque entièrement sur lui. Je reconnais qu’il est sympathique et tout, mais franchement, il m’a laissé de marbre. Je l’ai trouvé bien trop caricatural. Pareil pour les autres personnages, qui pour le coup, ne sont pas vraiment développés. Sympathiques, mais sans plus. Bien, mais pas top.

Mais surtout, c’est le côté dramaqueen qui m’a un peu rebuté. En gros, le Bâtard se retrouve trois ou quatre fois en situation critique de type mort-certaine. Sauf qu’à chaque fois, il est sauvé in extremis par une quelconque opération du Saint Esprit. Trop de cliffhanger tue le cliffhanger. Surtout quand tu en as un toutes les 20 pages. Genre t’as l’impression qu’il a vraiment, mais vraiment une chance de ouf (ou des stats cheatées). Bref, ça a fini par me gaver légèrement.

En conclusion, un bon roman de fantasy français, même si ce premier tome reste une lecture un peu en demi-teinte. Je pense essayer de lire la suite pour voir comment l’histoire évolue.

~ Kara

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17 réflexions sur “Chronique n°122 : Le Bâtard de Kosigan

  1. Le côté immortel m’embêterait beaucoup. J’aime lorsque les héros sont en difficulté et survivent in-extremis, mais si tu dis que c’est récurrent, c’est moyen. J’attends ton avis de la suite pour me décider.^^

    • Ah punaise, j’avais pas vu que Kin avait rajouté cette phrase mdr.
      Je pense que c’est le mot bâtard, qui peut être considéré comme un gros mot dans certains cas XD

      Mais si, laisse toi tenter ! Malgré ses défauts, je le conseille quand même :)

  2. Clairement, il s’en sort beaucoup trop facilement mais à part ça j’ai bien aimé le batard j’espère qu’il en chiera un peu plus en perdant quelques plumes au passage dans le T2

    • Oui, moi pareil, ça m’a gavé ! Après ça a à voir avec sa nature (parce qu’à priori il a certaine capacités exceptionnelles), mais je suppose qu’on en saura plus sur ça dans les tomes suivants (alors pour le moment, c’est juste frustrant ! XD)

    • Oui moi j’hésitais pas mal aussi, mais sur un salon c’est quand même bien sympa d’acheter directement aux auteurs ^.^
      Après, ça m’a pas moult moult emballé mais je pense que le livre a quand même pas mal de qualités :-)

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