Chronique n°275 : The Bone Season

The Bone Season

Dystopie

Autrice : Samantha Shannon
Date de parution : novembre 2020
Maison d’édition : De Saxus

Quatrième de couverture : 2059. Paige travaille pour une organisation criminelle souterraine dans les rues de Scion-Londres, où elle récolte des informations en pénétrant dans l’esprit des gens. Car Paige est une marcherêve, une clairvoyante, et selon les règles de Scion, son existence même est déjà une trahison. Poursuivie puis arrêtée, elle est déportée vers une colonie pénitentiaire sur l’ancien territoire d’Oxford secrètement occupé par les réphaïm, une race venue d’un autre monde qui récolte et utilise les clairvoyants à ses propres fins.

La maison d’édition De Saxus vient de publier un nouveau roman de Samantha Shannon dont j’avais beaucoup beaucoup aimé Le prieuré de l’oranger. J’étais super contente de voir The Bone Season traduit et je remercie De Saxus pour ce service presse. Du coup, j’étais super hypée et je m’attendais à apprécier au moins autant que Le Prieuré, malheureusement, je suis restée un peu sur le carreau.

Enfin je dis ça mais rien de catastrophique non plus mais je suis moins enthousiaste quoi. Dans ce roman, on suit Paige une jeune femme dotée de pouvoir qui travaille dans la pègre londonienne. On est dans un monde dystopique où les gens avec des pouvoirs sont mis au ban de la société (et du coup, la plupart sont recrutés par la pègre qui leur fournit un semblant de protection). Ici on parle de pouvoirs un peu mystiques genre voir les fantômes, les contrôler, voir l’avenir, ce genre de choses.

Jusque là, tout va pour le mieux, j’aime beaucoup ce Londres underground et la chasse aux fantômes donc nickel Michel. Il y a une atmosphère bien lourde et un peu glauque et on est servi niveau antihéros donc je suis joie. Mais, misère, c’est que le début et en fait, la majorité du roman se passe ailleurs.

Il faut donc que notre Paige se fasse kidnapper et pouf on change complètement d’endroit. Je spoile un tout petit peu (en vrai c’est au tout début (en vrai, c’est même sur la quatrième)) mais si vous voulez ne rien savoir de la lecture, sautez ce paragraphe. On se retrouve donc dans une ville/prison miteuse où les humains sont entraînés pour faire face à des créatures qui menacent la terre (mais dont personne n’a jamais entendu goutte). Les gardiens ce sont d’autres créatures qui viennent aussi d’un autre monde et qui sont pareilles que les humains mais en plus grandes et plus immortelles (et plus belles, avec des grandes dents et pas de reflet dans le miroir). Et c’est là que les athéniens s’atteignirent, rah, ça m’a pas emballée cette histoire. J’ai trouvé ça un peu vu et revu les espèces de vampires/anges/jesaispasquoi et tout ce qui se passe dans ce camp (si vous pensez à des retournements de situation clichés vous avez 95% de chance d’être dans le bon).

Du coup, je trouve qu’on se disperse trop, qu’on part un peu à vau-l’eau (aujourd’hui je sors les expressions à la mords-moi-le-noeud) et que l’histoire aurait pu être plus simple et beaucoup plus impactante sans cette dimension-là. En tout cas, à mon sens on va un peu trop loin et dans dix directions différentes tout en restant dans des sentiers très très battus et ça n’aide pas la crédibilité en plus d’ajouter des stéréotypes.

J’ai eu du mal avec l’héroïne. Pourtant, j’avais eu zéro soucis pour les 115 personnages du Prieuré de l’oranger alors je suis un peu choquée parce que dans Bone Season on en suit qu’une et que j’ai pas réussi à l’apprécier. Je l’ai trouvé terne et tête de mule au possible. Elle n’a pas d’évolution au fil du bouquin, elle ressasse toujours les mêmes choses et à un moment elle change d’avis comme ça, bim. Ok. Le reste des personnages ne m’a pas posé de problème, juste elle, j’ai pas réussi mdr.

Je pense que ça vient du fait que je me suis pas trop retrouvé dans l’histoire et son contexte mais j’ai parfois trouvé le temps long. Pourtant l’écriture de l’autrice est tiptop-moumoute.

Pour finir sur une bonne note, j’ai beaucoup apprécié la nouvelle en bonus (elle fait quand même une centaine de pages) et je suis triste que le bouquin ne soit pas plus comme elle puisque c’est justement le côté que j’aimais bien : la chasse aux fantoooooomes dans un contexte dystopique et mafiatesque ! Peut-être que la suite de la série s’y prêtera mieux, en tout cas je l’espère car pour l’instant je ne suis pas très sûre de la continuer.

Pour résumé donc, un premier tome qui reste très conventionnel avec des situations et développements pas franchement originaux. Le contexte de départ était pourtant super intéressant et la nouvelle à la fin est chouette. Donc mitigée cochon d’Inde pour moi.

Kin

27 réflexions sur “Chronique n°275 : The Bone Season

  1. J’ai lu de très bons avis sur ce livre, le tien apporte un peu plus de relief. Je ne connais pas encore bien De Saxus, je suis en train de lire mon premier livre dans cette maison d’édition, Nevernight.
    Le manque de crédibilité me fait un peu peur mais l’univers m’intrigue.

    • J’avais bien aimé Nevernight. Franchement les publications de De Saxus sont super sympas. Après encore une fois, The Bone Season je pense qu’il est bien fait mais juste j’ai pas accroché à l’histoire…

  2. C’est ma prochaine lecture. J’espère que j’apprécierais plus que toi ! Je n’ai vu pour l’instant que de bons avis, mais c’est intéressant de lire des chroniques plus mitigées également.

  3. Aië, du coup je crois que je vais en rester sur ma super impression du Prieuré de l’Oranger et passer mon chemin, hein … Des clichés, des héroïnes casse-coui****, c’est pas pour moi LOL ^-^ ! Dommage !

  4. Ouille, ça fait un peu peur tout ça :/ Mais au moins, je te remercie de t’avoir fait une chronique sur celui-ci, ça contrebalance un peu tout ce que j’ai lu à son sujet. (que du positif) Dans tous les cas, je vais le lire (quand j’aurais l’argent 😂) parce que j’avoue avoir un petit faible pour les chasses aux fantômes. ^^

    • Il est bien hein mais juste pas pour moi parce que j’ai pas aimé dans quel sens est allée l’histoire :( mais pareil pour les fantômes mais c’est vraiment pas centré autour et c’est dommage, ce le sera peut être plus par la suite cependant

  5. Dommage si ça ne l’a pas fait pour toi avec ces défauts…
    Je compte quand même le découvrir – comme la plupart des titres de de Saxus, par contre je vais rester sur mes gardes avec l’héroïne car je risque de ne pas l’apprécier non plus…

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