Chronique n°284 : Printeurs

Printeurs

Cyberpunk, SF

Auteur : Ploum
Date de parution : 2020
Maison d’édition : PVH Editions

Quatrième de couverture : Jeune ingénieur spécialisé dans l’impression 3D, Nellio est recruté par la mystérieuse Eva pour participer à un projet secret et révolutionnaire. Dans son usine, l’ouvrier 689 parvient, à force d’hypocrisie et de violence abjecte, à monter en grade. Georges Farreck, le célèbre acteur, cherche à mettre sa fortune au service des plus démunis. Mais est-il encore possible de remettre en question un monde où le moindre mouvement, la moindre pensée est épiée par les publicitaires et où même les attentats sont sponsorisés ?

Merci à l’auteur pour l’envoi !

Déjà, je dois vous dire que quand on a reçu le livre, on a été agréablement surprise. Autant Kin que moi, on a beaucoup aimé le travail de mise en page et le format singulier de cette maison d’édition. Ça ressemble à un livre, mais on se retrouve face à un format en dehors des codes des romans habituels, et ça c’est cool ! Genre, la 4ème de couverture qui est sur la couverture, l’illustration qui est en 4ème de couv, la mise en page qui ressemble à une couverture manga (vous savez celles qui sont sous la couverture souple qui s’enlève là), le papier recyclé, l’impression bichrome, …. bref l’objet livre nous a bien plu, et ça méritait qu’on lui consacre un petit paragraphe.

Et du coup, en faisant mes recherches pour cet article (aka, aller copier coller le résumé sur le site de l’éditeur), je vois que c’est issu d’un projet Ulule et que en fait, le concept c’est que c’est un livre imprimable à la maison sous licence Creative Common . Nan mais les gars (et les filles), va falloir arrêter d’être aussi cool, là, on suit plus.

D’autant que ça fait écho aux idées qu’on retrouvent dans le bouquin. C’est bien pensé, jusqu’au bout des finitions, on dit oui !

(Et je vous parle même pas des numéros des chapitres en binaire)

Bon, et maintenant si on revenait à nos moutons ? C’est à dire l’histoire en question ? Bah, vous allez être déçus, car comme j’ai bien aimé, j’ai pas grand chose à en dire. C’est mon problème, ça, j’arrive rapidement à court d’arguments après « bah c’était cool, quoi ». Mais ok, j’vais faire un effort, parce que vous êtes sympas (enfin, pas tous, lol).

Le roman est hyper rythmé, les péripéties s’enchainent et on n’a pas le temps de s’ennuyer. On rentre rapidement dans le vif du sujet et l’écriture est fluide malgré, tout de même, pas mal de notions techniques ou de concepts pas forcément hyper simples à appréhender de prime abord (et ça, c’était un joli pléonasme, y’a pas de quoi).

J’ai bien aimé les personnages, ils sont sympathiques, mais peut être pas hyper hyper développés. Après ça me dérange pas, j’ai été contente qu’on échappe aux clichés habituels des romans cyberpunk, alors ça me va. Ils ont un côté très humains et normaux (presque naïfs), qui fait que ça rend le roman relativement accessible et crédible. (Nan parce que la sf perchée et les héros drogués, on en a marre).

Mais c’est surtout les différents concepts qui m’ont plu et auxquels j’ai accroché. La vision du futur de l’auteur, les différentes strates de la société, comment sont exploités les médias, la place de la publicité, etc. tout le monde est hyper connectés et pourtant on n’a l’impression qu’ils sont totalement à côté de la plaque et déconnectés de l’humanité. C’est un univers violent et surréel mais pourtant très plausible.

D’ailleurs maintenant qu’on en parle, c’est très impliqué politiquement, ça dénonce avec un humour grinçant la violence de l’ultracapitalisme consumériste. Bon, j’avoue, je viens de pomper cette phrase sur la description ulule, parce que je sais pas faire les belles phrases comme ça moi (oui, c’est un complexe, oh). Mais en gros, c’est engagé, et ça y va pas avec le dos de la cuillère. Je suppose qu’on pourrait en ressortir plein d’idées cools et tout. N’hésitez pas à le lire et à me faire une analyse, merci.

Bon, pour nuancer un peu le tout, parce que bon voilà, on se refait pas, je dirai qu’il y a malgré tout beaucoup de notions compliquées et pas mal de termes techniques et technologiques, ça peut parfois être un peu compliqué à comprendre. Mais ça m’a pas dérangé, j’ai bluffé en mode « le bidulechosetrucmuche ? oué, pas de pb, tqt », et ça passe. Après, c’était pas handicapant dans la compréhension globale, donc ça va.

Ah si, par contre, y’a un truc qui m’a porté peine. C’est à un moment il y a une madame qui s’apprête à faire une révélation. Genre The revelation, quoi. Et ben, vlà que ça prend environ huit milles cinq cents pages avant qu’elle arrive à la sortir, cette révélation. Parce qu’à chaque fois qu’elle est sur le point de le dire, et ben bim ! Elle est interrompue. Et, sans mentir, y’a au moins 42 tentatives avant qu’elle finisse par l’accoucher, sa révélation. J’en étais presque à me taper la tête contre les murs à la fin, wsh, c’était tellement frustraaaant.

Petit détaillounet pour les intéressés, il va y avoir un tome 2. Mais celui-là peut se lire en stand alone without problème.

En somme, un roman d’anticipation au rythme effréné, avec des concepts super intéressants et bien mis en scène, dans une société futuriste glaçante et réaliste.

Kara

4 réflexions sur “Chronique n°284 : Printeurs

  1. Alors la je dois dire, merci pour la découverte! Voila un livre que je n’ai vu passer nul part ailleurs et que vous me donnez envie de découvrir juste parce que ca a l’air vraiment super original ! Je note :)

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